Investir dans l’avenir avec un ETF sur l’impression 3D

Aleks Bleck von Northern Finance
Auteur
Aleks Bleck

Les procĂ©dĂ©s d’impression 3D permettent de crĂ©er des objets tridimensionnels Ă  partir de diffĂ©rents matĂ©riaux. GrĂące Ă  la diversitĂ© des domaines d’application – des minuscules piĂšces informatiques, des prothĂšses, des jouets ou des Ă©lĂ©ments de grande taille pour les bĂątiments – ces technologies sont de plus en plus populaires.

Bien que le concept soit supposĂ© avoir un potentiel Ă©norme, les entreprises impliquĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement encore trĂšs petites. Il est donc difficile pour les investisseurs de trouver un placement adaptĂ©. Avec un ETF sur l’impression 3D, nous pouvons toutefois miser sur l’ensemble du secteur – ce qui peut constituer une alternative intĂ©ressante !

Mais quelles sont les chances de ce domaine encore jeune ? Quel est le moment idĂ©al pour y entrer ? Et quel est le bon ETF pour l’impression 3D ? Tu trouveras les rĂ©ponses dans cet article !

L’essentiel en bref :

  • L’impression 3D dĂ©crit une sĂ©rie de procĂ©dĂ©s de fabrication d’objets
  • Les champs d’application sont nombreux : mĂ©decine, industrie, art, construction, technologie et bien d’autres encore.
  • Il est Ă©galement possible de produire de nouveaux composants jusqu’alors impossibles Ă  fabriquer.
  • L’entrĂ©e est difficile pour les investisseurs car il n’existe qu’un seul ETF sur l’impression 3D.

Qu’est-ce que l’impression 3D au juste ?

Quand nous entendons “impression 3D”, nous pensons vraisemblablement d’abord aux appareils que les bricoleurs et les passionnĂ©s utilisent pour produire chez eux des jouets et des objets de collection. Peut-ĂȘtre que les histoires d’armes Ă  feu imprimĂ©es en 3D nous viennent aussi Ă  l’esprit, avec lesquelles les utilisateurs ne font gĂ©nĂ©ralement que se blesser eux-mĂȘmes


Certe, l’impression 3D est aujourd’hui un terme gĂ©nĂ©rique dĂ©signant une sĂ©rie de technologies et de procĂ©dĂ©s permettant de crĂ©er les objets les plus divers. On y trouve aussi bien les fameux jouets en plastique que des piĂšces trĂšs complexes pour l’industrie, la mĂ©decine et d’autres secteurs Ă©conomiques.

Le procĂ©dĂ© utilisĂ© est appelĂ© “fabrication additive” : Le matĂ©riau est dĂ©posĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’imprimante sous la forme d’une couche unique de la forme souhaitĂ©e et est sĂ©chĂ© chimiquement ou mĂ©caniquement. Une fois cette couche solidifiĂ©e, une autre est créée dessus. Le processus est rĂ©pĂ©tĂ© jusqu’à ce que la piĂšce soit terminĂ©e conformĂ©ment au plan sous-jacent.

Les composants ne sont plus limitĂ©s au plastique depuis longtemps ! Les imprimantes modernes peuvent donner Ă  l’acier, au titane, au bĂ©ton, Ă  la cĂ©ramique, aux fibres de carbone et Ă  d’autres matĂ©riaux la forme souhaitĂ©e. Ainsi, non seulement les domaines d’application sont Ă©normes, mais il est Ă©galement possible de produire des objets jusqu’alors irrĂ©alisables.

Vue d’ensemble du marchĂ© : Voici comment se prĂ©sente actuellement le secteur de l’impression 3D

Bien que l’impression 3D offre une multitude de possibilitĂ©s intĂ©ressantes, la technologie ne s’est imposĂ©e que relativement lentement. Le temps et l’énergie nĂ©cessaires au processus d’impression ainsi que les coĂ»ts considĂ©rables des matĂ©riaux d’impression et des appareils eux-mĂȘmes ont longtemps freinĂ© son utilisation pratique.

Jusqu’à prĂ©sent, l’impression 3D a donc Ă©tĂ© principalement utilisĂ©e pour des objets et des piĂšces spĂ©ciales et prĂ©cieuses qui ne peuvent pas ĂȘtre produites de maniĂšre traditionnelle. Il s’agit par exemple du “prototypage rapide”, c’est-Ă -dire de la fabrication rapide de prototypes dans l’industrie et la science.

De tels composants aident Ă  la recherche et au dĂ©veloppement, servent de modĂšle et permettent d’amĂ©liorer de nouveaux produits. Comme ils ne sont nĂ©cessaires qu’en trĂšs petites quantitĂ©s, les coĂ»ts de production plus Ă©levĂ©s sont un problĂšme nĂ©gligeable. Alors que l’utilisation de masse des imprimantes 3D a Ă©tĂ© plutĂŽt lente, le prototypage rapide jouit depuis longtemps d’une grande popularitĂ©.

Mais c’est surtout pendant la pandĂ©mie de Covid que l’utilisation s’est rĂ©pandue de plus en plus : de nombreux bricoleurs et fans de technique qui s’ennuyaient ont dĂ©couvert l’impression 3D comme hobby et l’humeur gĂ©nĂ©rale au shopping a fait augmenter la demande de tels produits.

Les coĂ»ts ont baissĂ© et de plus en plus de produits imprimĂ©s en 3D ont fait leur apparition sur le marchĂ©. Les difficultĂ©s d’approvisionnement de diffĂ©rents produits ont Ă©galement contribuĂ© Ă  cette tendance, car les imprimantes 3D peuvent ĂȘtre rĂ©approvisionnĂ©es rapidement grĂące Ă  leur flexibilitĂ©. Le nombre d’entreprises actives dans le domaine de la fabrication additive a Ă©galement augmentĂ© de maniĂšre spectaculaire.

En particulier dans l’industrie, on trouve aujourd’hui de nombreux sous-traitants qui utilisent avec succĂšs l’impression 3D et qui ont ainsi tout Ă  fait atteint une taille moyenne d’entreprise. MĂȘme les grandes entreprises disposent dĂ©sormais de leurs propres dĂ©partements. En gĂ©nĂ©ral, le secteur se caractĂ©rise toutefois par de nombreuses entreprises de petite taille. Elles proposent souvent des produits individuels et innovants ou fabriquent des objets selon les souhaits des clients.

Perspectives d’avenir du secteur

L’impression 3D est un domaine dont les perspectives d’avenir sont particuliĂšrement roses, tant dans la production industrielle que dans le domaine des loisirs et de la maison. La fabrication de prothĂšses mĂ©dicales et de piĂšces trĂšs complexes offre des possibilitĂ©s insoupçonnĂ©es et la demande est donc trĂšs forte.

En mĂȘme temps, la fabrication additive est susceptible de rĂ©volutionner notre quotidien. Les imprimantes pourraient Ă  l’avenir produire presque tous les objets nĂ©cessaires Ă  notre vie privĂ©e et soulager ainsi par exemple les chaĂźnes d’approvisionnement (p. ex. imprimer soi-mĂȘme des objets mĂ©nagers au lieu de se rendre dans un magasin/de se faire livrer des marchandises).

Dans le passĂ©, le succĂšs a Ă©tĂ© freinĂ© par des dĂ©penses importantes : consommation d’énergie Ă©levĂ©e, appareils coĂ»teux, matĂ©riel d’impression onĂ©reux, temps nĂ©cessaire pour les processus d’impression. Tous ces aspects s’amĂ©liorent toutefois Ă  vue d’Ɠil et accĂ©lĂšrent le dĂ©veloppement du secteur.

La consommation d’énergie et la vitesse d’impression s’amĂ©liorent avec les nouveaux appareils, et le coĂ»t et le choix des matĂ©riaux d’impression sont de plus en plus intĂ©ressants. Par ailleurs, les imprimantes 3D pĂ©nĂštrent dans un nombre croissant de domaines de notre vie : La fabrication additive d’élĂ©ments de construction en ciment ou en acier, par exemple, est un domaine d’application qui rend superflu le transport difficile de grandes constructions et qui jouit d’une popularitĂ© croissante.

Les investisseurs sont conscients de ces perspectives d’avenir et investissent Ă  tour de bras dans un ETF d’impression 3D. MalgrĂ© l’arrivĂ©e de grandes entreprises comme Microsoft, Airbus, etc., il n’y a pas encore eu de vĂ©ritable leadership de la part de certaines entreprises. Mais cette situation devrait Ă©galement changer Ă  l’avenir.

Les ETF sur l’impression 3D, une entrĂ©e idĂ©ale

La fabrication additive est un secteur qui se prĂȘte particuliĂšrement bien Ă  un investissement via un ETF sur l’impression 3D. Effectivement, ce secteur est considĂ©rĂ© comme plutĂŽt morcelĂ© et difficile Ă  cerner pour les investisseurs.

Le problĂšme est renforcĂ© par le fait que des entreprises comme Microsoft, Lockheed Martin ou Boeing sont fortement impliquĂ©es, mais que l’impression 3D ne reprĂ©sente qu’une fraction du portefeuille de chacune d’entre elles. En achetant les actions correspondantes, nous n’investirions effectivement qu’une trĂšs petite partie dans la fabrication additive.

Un ETF sur l’impression 3D Ă©vite ce problĂšme grĂące Ă  sa large diversification. Certes, les poids lourds mentionnĂ©s y sont souvent inclus, mais ils ne constituent qu’une partie parmi d’autres. Les ETF sur l’impression 3D contiennent des dizaines d’autres entreprises, souvent plus petites et hautement spĂ©cialisĂ©es. C’est ce qui les rend si intĂ©ressants pour les investisseurs !

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Points
1 300 ETF adaptés aux plans d'épargne
contrÎlé par BaFin
2,5% de zinzins pour les nouveaux clients
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Les ETF sur l’impression 3D : un choix limitĂ©

Les personnes souhaitant investir dans un ETF dĂ©diĂ© Ă  l’impression 3D n’ont malheureusement le choix qu’entre un seul produit actuellement : le “PRNT – 3D Printing ETF” d’Ark Investments. Il est basĂ© sur l’indice “The 3D Printing ETF” et, bien qu’il constitue une bonne base pour d’autres ETF d’impression 3D, il s’agit de la seule offre de ce type Ă  ce jour.

Les investisseurs sont tenus de verser une commission relativement Ă©levĂ©e de 0,66 % par an, mais ils ont ainsi accĂšs Ă  54 entreprises de fabrication additive. L’ETF impression 3D est dĂ©jĂ  disponible depuis 2016 et a enregistrĂ© depuis un rĂ©sultat majoritairement positif, avec parfois un rendement allant jusqu’à 40 % (2020).

En 2022, la performance a Ă©tĂ© jusqu’à prĂ©sent trĂšs nĂ©gative avec une perte de plus de 30 % ; pour les investisseurs intĂ©ressĂ©s, cela pourrait toutefois ĂȘtre un moment judicieux pour se lancer. Avec un volume actuel de seulement 200 millions d’euros, la petite taille constitue toutefois un facteur de risque supplĂ©mentaire.

La performance de l’ARK ETF Trust-3D Printing ETF a Ă©tĂ© loin d’ĂȘtre positive au cours des derniers mois

Attention !

Sur des sites web peu sĂ©rieux, des ETF technologiques gĂ©nĂ©riques sont souvent prĂ©sentĂ©s comme des ETF d’impression 3D. Ce n’est pas correct : actuellement (septembre 2022), il n’existe qu’un seul ETF sur l’impression 3D !

Pour compliquer les choses, l’ARK ETF Trust-3D Printing ETF est un produit amĂ©ricain qui n’est pas facilement disponible chez tous les courtiers allemands. Si tu souhaites acheter cet ETF d’impression 3D Ă  un prix avantageux et que ton fournisseur actuel te pose problĂšme, il peut donc ĂȘtre judicieux de t’inscrire chez Scalable Capital.

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Si tu t’intĂ©resses Ă©galement Ă  d’autres ETF du futur, lis les articles sur les ETF pour la mobilitĂ© Ă©lectrique ou les ETF pour l’énergie renouvelable. Si tu prĂ©fĂšres les ETF Ă©conomiques, je te recommande l’article sur les ETF du secteur financier et les ETF industriels.

Conclusion : un secteur trÚs intéressant, des débuts difficiles

Les experts financiers et technologiques s’accordent Ă  dire que la fabrication additive est l’un des domaines les plus passionnants qui soient. Malheureusement, il n’existe actuellement qu’un seul ETF dĂ©diĂ© Ă  l’impression 3D – et il a fait pĂąle figure ces derniers mois !

Les investisseurs intĂ©ressĂ©s qui ne veulent pas rater le boom de l’impression 3D n’ont donc pas beaucoup de choix. Ils peuvent opter pour l’ARK ETF Trust-3D Printing ETF et miser sur une reprise prochaine des chiffres, ou investir eux-mĂȘmes directement dans les entreprises concernĂ©es par le biais d’actions individuelles (Ă©ventuellement avec l’ETF impression 3D comme modĂšle ?).

Cette derniĂšre variante est tout de mĂȘme liĂ©e Ă  des dĂ©penses importantes et nĂ©cessite un capital de dĂ©part plus important. Pour les investisseurs qui ne trouvent pas les deux variantes attrayantes, il ne reste probablement plus qu’à laisser passer la mĂ©ga-tendance de l’impression 3D – compte tenu du potentiel d’avenir considĂ©rable, cela pourrait toutefois ĂȘtre une dĂ©cision que l’on pourrait vite regretter !

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